Spécialiste de la médiation
et de la résolution
des conflits en entreprise

Trop de conflits au sein des entreprises ?

85% des salariés disent être confrontés à des conflits sur leur lieu de travail. C’est ce que dévoile l’étude par OPP, leader international des tests psychométriques, auprès de 5 000 salariés, dans 9 pays d’Europe et du continent américain (Etats-Unis, Brésil, Royaume-Uni, Allemagne, Irlande, Danemark, Pays-Bas, Belgique et France). Elle met en lumière les disparités qui existent entre les différents pays, les conséquences pour les entreprises et les employés, et les pistes pour retrouver l’équilibre.

Partant du constat simple que tout conflit peut entrainer des désagréments pouvant perturber le bon fonctionnement des activités, 5 000 salariés ont été invités à s’exprimer sur : comment ils voient le conflit sur leur lieu de travail, les facteurs perçus comme destructeurs et comment ils ont vu la situation s’apaiser ou empirer selon les différences de comportement. Le défi des entreprises est de trouver le juste équilibre entre les limites à la performance engendrées par les conflits et le changement qu’ils impulsent » souligne Antony Erb.
 
D’où partent les conflits, quels sont leurs effets sur les salariés et les entreprises
 
85% des salariés avouent être confrontés à un/des conflit(s) sur leur lieu de travail. Les chiffres montrent que les Allemands et les Irlandais sont en tête avec plus de 3 heures par semaine (3.3), la France arrive en 5ème position avec un peu moins de 2 heures (2.8). Pour rappel la moyenne se situe à 2.1.
 
Les conflits proviennent principalement des chocs de personnalités et d’égos (49%), du stress (34%) et de la surcharge de travail (33%). Encore une fois, ils diffèrent selon les pays, par exemple : en France c’est le manque d’honnêteté qui a été considéré comme un des facteurs clés (36%), alors qu’au Brésil c’est plutôt les chocs de valeurs qui sont mis en avant (24%). Pour les salariés il y a également un prix à payer : pour 27% d’entre eux cela débouche sur des attaques personnelles, 25% ont constaté que cela avait entraîné des maladies ou arrêts de travail et 9% indiquent que cela peut entraîner une fin de projet. En France, les salariés semblent être mieux lotis, ils ne sont que 18% à déclarer subir des attaques personnelles.  
 
«  Avec cette étude nous mettons enfin des % là où la plupart du temps il n’y avait que perceptions, ou observations. Finalement ce qui est le plus insensé c’est que si les résultats parfois nous semblent évidents c’est que nous acceptons l’idée que le conflit fait partie prenante du monde du travail et qu’on ne peut rien y faire» précise Antony Erb Directeur OPP France.
 
Seulement 44 % des personnes interrogées sont formées à la gestion des conflits
 
Réinstaurer le dialogue semble donc primordial. Les outils psychométriques donnent aux professionnels RH, managers et cadres dirigeants les moyens de mettre en place la discussion et de rendre les différences constructives. Et surtout, ils permettent aux salariés de mieux se comprendre eux-mêmes pour mieux s’adapter à la situation et la personnalité de leur interlocuteur.
 
La formation est également un moteur important pour faire face aux conflits en entreprise. Néanmoins, sur les 5 000 personnes interrogées, moins de la moitié (44%) avait reçu une formation, de quel type que ce soit, sur la gestion de ces conflits. Là encore, des disparités se font sentir – le continent américain a une plus forte propension à tirer profit de la formation : 68% des salariés brésiliens et 57% des américains ont reçu une formation dans ce domaine.
A l’inverse, l’Europe fait figure de parent pauvre : trois quart des salariés français (73%) et quasiment la même proportion de leurs voisins belges (72%) n’en bénéficient pas. Même constat dans les autres pays européens où moins de la moitié des salariés sont formés. Or la quasi majorité des personnes ayant suivi une formation (95%) déclare être plus à même de gérer ces conflits, 41% ont une meilleure compréhension de l’autre et 27% se sentent plus en confiance.
 
« Clarté, retour au dialogue, formation, responsabilisation des équipes toutes entières, vigilance … voici les quelques pistes révélées par cette étude … pour enfin permettre à tous de tirer des résultats positifs des conflits en entreprise », conclut Antony Erb.